Petite histoire vraie et récente: à lire:

Un nævus sur ma joue m’inquiétait, car il changeait d’aspect. Je suis donc allée consulter une dermatologue : Arrivée dans le cabinet de la dermatologue :

- Bonjour Docteur.

- Bonjour Madame.

- En fait je viens vous consulter pour ce nævus qui me faisait mal voici trois semaines, mais j’ai appris par mon médecin que ma polyarthrite s’était installée dans ma mâchoire et que le pauvre petit grain de beauté n’était pas à l’origine de cette douleur. Votre secrétaire a toutefois maintenu le rendez-vous.

- Vous êtes traitée avec quel médicament, pour votre Polyarthrite?

- Avec Enbrel

- Alors, déshabillez-vous entièrement.

- Mais je viens vous consulter pour un nævus, seulement.

- Oui, retirez tous vos vêtements. Même les dessous.

- C’est pour mon grain de beauté, Docteur, que je suis ici !

Oh ! J’étais très embêtée. Je ne comprenais pas qu’il fallait me retrouver dans la tenue d’Ève pour une si petite chose de deux millimètres de diamètre sur ma joue. Comme je n’avais pas prévu ce naturisme dermatologique, j’avais omis d’épiler mes jambes dont les poils rudes se voyaient comme le nez au milieu de la figure, et je portais des dessous pas chic du tout. Entre autres : un slip qui pendait, car les élastiques étaient un peu détendus. J’étais très mal à l’aise.

Je me retrouvai donc sur une petite marche, celle qui permet de monter sur la table d’auscultation, dos à ma dermatologue qui commença à explorer la région du coccyx en écartant légèrement le haut de mes fesses. Fouille au corps ! Je craignais qu’elle dise :

- Allez, toussez ! ( comme les prisonniers)…

Ensuite elle me fit monter sur la table et m’examina tout le corps dans les moindres recoins. J’aurais voulu être dans un trou de souris, à l’autre bout du monde.

 

Tout cela pour finir par me dire qu’il fallait consulter une dermatologue annuellement afin de détecter des maladies de peau qu’Enbrel pourrait éventuellement provoquer.

 

Les rhumatologues ne nous avertissent pas tous de cette visite quasi obligatoire.

L'an prochain, je mettrai de beaux dessous chics

douce nuit à toutes

mimi